Perfect est de retour et ca va faire mal ! Le toaster jamaïquain nous avait régalé d'un premier album excellent il y a deux ans. Le voilà qui récidive avec ce Born Dead With Life sur le label Irievibrations Records. Perfect a amélioré sa voix et adoucit ses mélodies. Finis les mélodies
beaucoup trop rauques à la voix qui part dans tout les sens. Perfect pause avec plus de douceur et explore de nouveaux tons de voix. Son toast et son chant se
sont affinés et l'artiste explore même le rap ou le chuchotage à la Ying Yang Twins. Au niveau des riddims, c'est carrément le bonheur. On n'en compte pas un
seul de mauvais. Biensûr, les plus en nombre sont les riddims one drop d'excellente qualité, mais on retrouve aussi du nyabinghi, de la gratte sèche et des influences hip hop. A noter
d'excellents featurings de Chezidek, Turbulence, Gyptian et Empress. Tout simplement un des albums nü roots yardi les
meilleurs de l'été. Giddimani !!!
Myspace de Perfect
Par beu-fa
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Le reggae helvète a de beaux
jours devant lui. Après Junior Tsaka ou Lee Everton, c'est au tour de Inna Crisis
d'être découvert dans l'hexagone avec leur second album What If et le tube du même nom. Pourtant, cet album n'est pas récent, car il est déjà sorti en
Suisse il y a deux ans sur le label Mosaic. Ce qui surprend d'abord, c'est l'habile mélange entre pop, musiques africaines, jazz et reggae que l'on
retrouve dans les mélodies. Avec une touche d'accoustique en plus. Le chanteur possède une voix rassurante, qui berce dès la première écoute, à mi-chemin entre Patrice et Groundation avec qui ils ont tournés d'ailleurs. Pour prouver leur talent, les Inna
Crisis reprennent un des morceaux les plus interprétés dans le reggae, le célèbre Ain't No Sunsine de Bill Withers
avec une certaine originalité. Ce groupe formé en 2001 a de beaux jours devant lui !
Deux nouvelles assez bad ont endeuillées le monde du reggae ce mois-ci. D'abord, le décès de Lux B, un des leaders dj du groupe vétéran Massilia Sound System, qui avait formé en parralèle de son groupe une formation rock appelée Oaï Star en 2000. RIP mister
Lux B.
De même pour Roy Shirley, chanteur vétéran jamaïquain qui s'en est allé aussi discrètement que l'a été sa carrière. Il a pourtant été l'homme d'un tube en
1966, l'excellent Hold Them, premier tube du producteur Joe Gibbs, lui ussi décédé récemment. C'est tout un pan de
l'histoire jamaïquaine qui disparait pe à peu. En 1973, Roy Shirley part continuer sa carrière en Angleterre. On se rappelera de ses prestations de qualité
dans les costumes barriolés qui ont fait sa réputation. Ses lives lui valurent d'ailleurs le surnom de High Priest Of Soul.
Par beu-fa
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