Mercredi 18 juin 2008
Encore un album qui était attendu
depuis...des années ! Et oui, la miss Ce'Cile n'est plus une nouvelle venue dans le dancehall féminin. Avec Lady Saw,
c'est sûrement la plus fameuse des deejays jamaïquaines. il faut dire qu'elle a laissé dans les sound system pas mal de tunes qui font vraiment bouger. On se rappelle tous ses duos avec
Sean Paul ou Elephant Man et ses terribles tunes solos Bad Gyal, Teddy Bear ou
récemment le hit reggae I'm Waiting qui a relancé son succès un peu en berne depuis deux ans. Evidémment, la miss n'a pas fait les choses à moitié à commencer
par cette pochette à l'image de ses chansons...sulfureuse ! Ce'Cile sort ce Bad Gyal sur le label Groove Attack et invite la crème des musiciens yardis oeuvrant dans le dancehall. On retrouve donc avec plaisir Sly & Robbie, Steely & Cleevie, Lenky, Scatta et le South Rakkas Crew. En plus des tubes Goody,
Waiting, Girlfriend ou Hot Like We, la miss a enregistré un bon paquet d'inédits qui devraient faire danser les afficionados du dancehall. Les tunes
Shake Your Ass, Worth It, Boyfriend, Talk Talk ou The Truth sont très efficaces. Le toast de Ce'Cile est toujours aussi typiquement yardie et c'est un pure bonheur ! De plus, la liste des invités est prestigieuse. On croise Shaggy,
Bounty Killa, l'américaine Trina, le français Lord Kossity et la jeune star du reggae dancehall hollandais
Ziggi sur un un titre tubesque ! Le dancehall jamaïquain est de retour pour l'été 2008 !

Attention ! C'est du très lourd !
Voilà le nouvel album tant attendu de 
Voilà un artiste que l'on attendait pas du tout sur
album.
Très vite après Undisputed
( à peine 1 an ), Beenie Man nous revient avec un "nouvel" album chez Corner Shop. Un nouvel album qui n'en est pas vraiment un
puisqu'il s'agit de titres enregistrés entre 2002 et 2005. D'ailleurs cet opus est déjà sorti il y a plus d'un an aux Etats-Unis et au Japon avec 4 titres supplémentaires dont une pure
combinaison avec les Voicemail.. Bizarre... On retrouve ici beaucoup de combinaisons pas toutes bonnes hélas dont les tubes Imagination
avec Devonte et One Pound A Day avec les vétérans Cornell Campbell et John
Holt. On peut aussi écouter le nouveau single avec U-Roy, du même nom que l'album. Les autres titres sont d'une inégale qualité malgré un certain talent de la
part de l'autoproclamé King Of Dancehall Beenie Man. Ca sent l'album fourre-tout...
So mi tell dem ! L'Homme
Paille vient de sortir son premier album. Et il était temps ! Cet artiste martiniquais connait un grand succès dans les Antilles françaises depuis 2 ans. On l'avait
découvert chez nous avec le tune Night & Day, un titre hallucinant de maîtrise niveau fast style. L'Homme Paille revendique sa créolitude dans ses textes pour la plupart en créol. Dans l'album qui sort chez Don's
Music, quelques tunes sont tout de même en français pour séduire de nouveaux publiques. Ce jeune artiste au flow ravageur possède des textes aussi originaux que son nom. Certains sont très
critiques ( voir violent ) à l'égard des injustices et d'autres sont remplis d'humour comme le tube Week-End Lan Rivé avec Byronn.
D'ailleurs cette tune est aussi originale au niveau du riddim à l'accordéon. Bizarrement, Paille est moins à l'aise quand il chante sur un riddim roots comme sur le
morceau Pleurer sauf à capella ou il est capable de reprendre des standards de la chanson française pour les massacrer ( dans le bon sens du therme ) comme sur
l'interlude Instant Buccolique. On retrouve aussi Straïka sur l'album ainsi que la chanteuse Cindy Faustin.
Et en plus, on a le droit à 4 sessions lives ultra sauvage à la fin de l'album. Un très bon album de dancehall kreyol comme on aimerait en entendre plus souvent.
Shaggy
est de retour avec Intoxication, album qui se veut moins cross over que les 3 précédents, tout en gardant sa volonté de séduire le plus large publique
possible. Il faut dire que les deux derniers étaient bien fade, malgré quelques clin d'oeils et emprunts intéressant à la musique yardie. Celui-ci sort chez Atlantic mais avec la collaboration de VP Records. Ce qui donne un accent jamaïquain un peu plus prononcé à l'album. Au bou de 17 ans de carrière,
Shaggy a retrouvé un toast rough, plus jamaïquain, rapide et efficace. Ce qui est déjà bien plus agréable. Puis niveau riddims, l'artiste bénéficie des concepteurs de
chez Big Yard qui lui ont taillé du sur mesure. Les tunes s'enchaînent donc avec efficacité. Mais comme dans toute grosse sortie commerciale, il y a des petits
( ou des gros ) bémols. Souvent, les featurings sont trop R&B, ce qui est dommage quand il s'agit de l'invité Rayvon, vieux compagnon yardi de Shaggy ( déjà présent sur In The Summertime en 1995 ) ou d' Akon, artiste talentueux mais tellement matraqué sur les
ondes que l'overdose n'est pas loin. On retrouve aussi comme invités Nasha puis les habitués Brian & Tony Gold sur le deuxième single Bonafide Girl et enfin Collie Buddz & Sizzla sur un trio brûlant. On aurait aimé que le Church Heathen présent
soit la version remix avec l'efficace toaster vétéran Ninjaman. Dommage ! Néanmoins, le riddim tue toujours autant. Bon, ce n'est pas l'album le plus
représentatif de Shaggy, mais c'est tout de même le meilleur depuis l'album Boombastic en 1995.
Certes, Lady Sweety est une vétéran du dancehall français. Ca fait une dizaine d'années qu'elle toaste et on avait attendu avec beaucoup d'intérêt son premier album Tes Valeurs en 2002...qui s'était avéré décevant malgré quelques bonnes chansons. Mais celui là l'est encore plus ! Entre temps, Lady Sweety a
collaboré avec pas mal d'artistes horripilant tel que l'affreux Matt Pokora ou la très inégale Diam's. On l'a même retrouvé sur une
compile irritante du rappeur Passi. Bénéficiant donc de collaborations commerciales, Lady Sweety s'est certainement sentie prête à sortir
un album dancehall reflettant les envies commerciales de la grosse major Columbia. Elle s'est quand même entouré de grands noms pour la production dont Skor Blaze qui a déjà travaillé avec Admiral T ou Lord Kossity. Elle a même le droit à un backing band de reggae, le
Twenty First Band. Ce qu'on ne peut pas lui enlever, c'est l'humour de ses textes ou la réalité de certaines tunes puis son toast assez technique rappelant
Lady Saw. Mais peu de morceaux accrochent vraiment l'oreille. L'horrible Chewing Gum, fer de lance de l'opus est à éviter tout comme les
duos avec Diam's et Matt Pokora par contre le duo avec Dragon Davy est assez bon. Un album très très
moyen.
Ca y est, les Ward 21 reviennent ! Après les
albums Mentally Disturbed en 2001 et U Know How We Roll en 2003, le crew le plus déjanté de Jamaïque est de retour ! Et après ces
deux monuments du dancehall hardcore que sont leurs premiers opus, on attend les Ward 21 au tournant. Depuis 2003, le groupe s'est fait plus discret sur le devant de
la scène, pour ne aps dire en perte de vitesse. Ils étaient plus présent au niveau de la production de riddims dancehall ces dernières années comme en atteste le succès des riddims Bellyas, Bada Bada ou Da Joint. L'album King Of The World est déjà sorti au Japon sous une autre forme l'année dernière
et c'est au tour de l'Europe d'en profiter enfin. Sorti chez Jamdown, cet album est dans la lignée des autres avec peut être un petit brin de folie en moins. Mais les
Ward 21 restent les même. Le premier single Your Picture en est l'exemple parfait. De grosses voix, un riddim bogle, un toast surviolent
et le tout est efficace en sound system. Les riddims du moment se retrouvent sur l'album et on trouve la présence en featuring d'un habitué, monsieur Wayne Marshall (
a quand un nouvel opus ? ). On peut aussi tentendre le toaster Egg Nog, Kizzy B, Nyeve et MBC. Encore une fois, les Ward 21 sortent un album d'un bon cru. Du gros dancehall costaud !
L'album international
tant attendu de l'Energy God est enfin arrivé sur le label Bad Boys Records du rappeur ( j'ai dis rappeur ? ) Puff Daddy. Et déjà les
avis sont partagés. Elephant Man possède un style rough, brute, totalement jamaïquain. Peut-il dans ce cas là se plier aux désidératas des gros labels yankees ? Et
bien la réponse après écoute de cet album est : oui et non ! Non car Elephant Man n'a pas troqué son toast typiquement yardi contre un flow plus doux. Ses toasts sont
toujours aussi enragés. Puis il y a quelques singles déjà sortis en Jamaïque comme Drop Dead ou Ready Fi Di Video. Le reste des riddims
sont des concoctions de la maison Bad Boys, pour la plupart de bonne qualité. Mais Elephant Man a quand même dû se plier à certaines
règles pour percer aux Etats-Unis. On sait que notre pachyderme préféré est un adepte des remix hip hop aux states puisqu'on l(a vu un peu partout sur des tunes de Lil' Jon,
Busta Rhyme et autres chanteuses de R&B. Là, il n'a pas fait les choses à moitié puisqu'outre ses compatriotes Shaggy et Assassin, on retrouve les rappeurs Busta Rhyme, Puff Daddy ( heureusement pour quelques secondes sur un remix ), Wyclef
Jean sur le tube Five'O, Yung Joc ou le chanteur de reggaeton Don Omar. Au niveau des chanteuses
R&B on retrouve Rihanna, Mia et Rehka. Le tout est très écoutable, très peu de tunes sont à jeter. Elephant
Man a plaçé la barre haute pourt perçer à l'internationale sans trop de difficultées. Mais on regrette quand même de ne pas retrouver de tunes plus dans le style des albums Log On ou Higher Level.
Commentaires